Aborder le sujet délicat de l'amour et des sentiments humains est pour moi bien plus difficile que de dire que je crève, que mes organes sont en décomposition. Je suis dans le vide, suspendu à une corde par le pied, la tête en bas, le coeur ouvert. J'ai besoin de te parler, de te le dire, même si je me fais violence, même si je tremble, que mon corps est raide. Je voudrais qu'autour de toi le silence règne, que tu puisses boire mes mots, qu'ils te fassent du bien. Je ne veux pas que tu aies mal. Le mal est fait pour moi, j'aimerais l'avoir adopté en t'aimant, pour te protéger. J'ai mille et une choses à te dire .Et même si tu n'as pas envie de les entendre... Même si je te connais trop mal, Je m'en vais te les chuchoter.
Je prends conscience que je ne suis pas aussi généreuse qu'une vieille mamie sur le point de mourir, que je deviens avare de tendresse à mes heures perdues, à la différence que moi je ne suis pas baveuse et dégueulasse. Pourtant à toi de la tendresse , je t'en donnerais jusqu'a ceque tu en sois ecoeuré ... Je te laisserais en vomir un peu partout , de cette tendresse qui m'est si chère.Je ne m'attarde pas là dessus, je me suis promis en t'écrivant que je ne serais pas cynique. J'ai, depuis longtemps déjà, l'image de tes yeux dans la tête, ils sont devenus la source de mes plus grands désirs. Moi la jeune fille si peu timide, si excentrique, et si dénuée d'intérêt à tes yeux, je voudrais me retrouver chaque matin dans ton lit, bercée par le rythme du battement de ton coeur. Au lieu de ça, je m'échoue dans un silence désespérément bruyant. Je te regarde en rêvant à ce que je sais être impossible. Les amours impossibles ne sont pas si horribles que ça, lorsque l'espoir ne prend pas trop de place, surtout que tu sais déjà, tout ce que je m'entête à ne pas oser te dire. Mais tu le sais trop mal. Ces sentiments tu crois les connaître, Tu crois tout savoir. N'emploi pas de mots si superficiels pour décrire ce que je ressens pour toi. Tu décris ça si mal, tu le comprends si peu. S'il te plait, ferme plutôt ta gueule. Je te hais quand tu es comme ça...Je serais amoureuse e ton corps... J'en aurais apres ton cul... je voudrais sortir avec toi... Pauvre idiot, si c'était si simple... Tu ne comprends pas. Tu es le seul, il m'est impossible d'en aimer un autre puisque je ne pourrais que lui reprocher de ne pas te ressembler assez. Tes regards et tes silences m'ont tordu dans tous les sens. J'ai des petites écorchures sur la peau. Je suis menottée. Suppliante, Je n'attends pourtant plus rien.
Et tes éclats de rire brisent le verre le plus fragile. J'ai voulu suivre le moindre de tes pas, pour t'absorber , te retenir en moi. Je suis saoule de toi. Je ne veux plus être lâche, je ne veux plus m'enfuir en courant. Je préférerais que l'on me brûle au Pastis, flambons le corps d'une écorchée vif. Je reviendrais le matin. J'ai toujours ce besoin d'exhiber mon pessimisme, comme une gloire dont le trophée serait le désastre. Un jour, je serais une épave parce qu'un jour tu auras fui. A moins que ce soit moi qui te fuie pour ne pas me retrouver en face de moi. Parce que sans le savoir, tu es devenu une partie de moi. Tu me hantes. Comment peux tu ne pas en être conscient.
Je t'aime mon pauvre gamin innocent. Tu ignores a quel point tu es mon dieu. Pas toi je le sais bien, tu ne l'aimes pas cette pauvre gamine concassée. Cette déchaînée. Cette hystérique. Qu'importe ton indifférence... Cela me suffirait que tu comprennes. Mais même ça, tu n'en n'es pas capable. A moins que ce soit moi qui ne soit pas capable de te l'expliquer. Ai-je seulement déjà essayé ? Nous n'avons pas d'histoire. Les violons s'enrayent, ils produisent un son inaudible. J'ai l'impression d'être une greluche au coeur tendre, une idiote qui compte des pétales de marguerite, une hors la loi en cavale qui pratique l'inceste, la tête pleine de foutre à te parler d'amour. Tu te rends compte que cela m'est interdit, que je ne suis pas censée faire ça, cet instant est fragile. Je t'aime, jeune garçon volage. Je t'aime, aussi joli qu'un crime. Je voudrais que ce soit éternel, rester tienne, jusqu'à ton dernier saut, ton dernier concert, ton dernier sourire, ton dernier souffle. J'ai peur que cela soit dans trop longtemps. Peur d'être KO bien avant l'heure .Tu devrais profiter de cet amour car bien qu'éperdu il est périssable .Je le sais, j'en ai connu avant toi qui aujourd'hui ne sont plus rien, dieu sait pourtant qu'ils étaient tout. Peut-être que tu t'en branles. Peut-être est-tu sur que d'autres greluches t'aimeront comme je le fais ? Tant mieux pour toi mon vieux, je t'envie cette assurance.
. Aujourd'hui je me sens laide, aussi laide qu'un crime contre l'humanité ou qu'une caissière de supermarché qui pourrit depuis des années. Quand tu n'es pas là, je perds le goût de faire semblant. Je perds le sentiment d'éternité et je prends le statut d'assassin, je meurtrie tous les amoureux de la terre de s'accoupler devant moi. Quand tu n'es pas la pour me faire tourner la tête, je dois t'écrire des lettres imaginaires. Des lettres que d'autres liront, et qui iront encore foutre la merde. Peu importe j'ai l'habitude. Tu es un des seuls qui ne liras a coup sur jamais ceci. Heureusement d'ailleurs, et quelque part tant pis.... J'ai beaucoup contredit ceux qui croyaient savoir ce que tu étais pour moi. N'arrivant pas faire comprendre que tu étais tout, j'essayais de faire croire que tu n'étais rien. Admire ma réussite , j'en suis toujour au même point.
"L'amour le plus fort est celui qui n'est pas partagé". Frederic Beigbeder est loin d'etre Con.
Tu vas me manquer. A quelques centimètres de moi pourtant, tu vas me manquer. Même en face de moi tu seras toujours absent Je vais pleurer chaque jour, rien n'empêchera cela. Tu vis sans moi, ton corps s'épanouis, ton âme devient si grande ,de plus en plus tu m'écrases, trop petite, tu ne me vois même plus. Tu vois tu m'écrases et même moi, je ne me vois plus. Je te ferais disparaître, un jour. Et ce jour là, enfin, je serais moi.
A toi♥Humeur : Amoureuse <3 =
" J'étais à toi peut-être avant de t'avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu,
Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne " .
........................................Marceline Desbordes-Valmore .